natalia borodin

Natalia Borodin, scénariste

Née en Tchécoslovaquie (à Bratislava, aujourd'hui la Slovaquie). Nationalité française et américaine. | Cinq ans d'études à la FAMU (Académie des Beaux Arts à Prague, département Cinéma, section Scénario et Dramaturgie) dans la classe de l'écrivain Milan Kundera. | Après le départ de Tchécoslovaquie, elle a soutenu une thèse de doctorat (avec la mention très bien) à Paris 1 Sorbonne « Peut-on adapter A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU de Marcel Proust ? ». | Elle a été assistante des réalisateurs Alain Robbe-Grillet, Grigori Kozintsev, René Laloux, et a travaillé (entre autres) comme scénariste avec et pour les réalisateurs Dusan Hanak, Juraj Jakubisko, Jaromil Jires, Jean Jacques Andrien, Walerian Borowczyk, Pierre Beuchot. | Elle a écrit des documentaires (dont par ex. TURN OUT THE LIGHTS, THE PARTY IS OVER sur la joueuse de tennis Martina Navratilova, POUR SUSO... sur Suso Cecchi d'Amico, la scénariste de Luchino Visconti, L'ORGUE, LES MUSICIENS INVISIBLES sur l'organiste Susan Landale), des adaptations pour la télévision (Balzac, Stendhal, Mario Benedetti, Henry James, Italo Svevo entre autres) et des scénarios de long métrage dont par ex. LA JOIE SILENCIEUSE (distribué en Angleterre et aux USA sous titre QUIET JOY) de Dusan Hanak (sujet et la première version), PATRIA MIA (bourse/prix BEAUMARCHAIS) ou CORTO MALTESE, LA COUR SECRETE DES ARCANES, adaptation d'une bande dessiné d'Hugo Pratt, réalisation Pascal Morelli.

Patria mia

L'histoire de PATRIA MIA (titre ironique et tragique à la fois) se passe dans les années 1936 - 1940, en France, en Tchécoslovaquie, et au Portugal. Elle est inspirée du livre de mémoires de l'écrivain tchèque Jiri Mucha Au seuil de la nuit » (en traduction française). Les personnages principaux en sont Vita (Vitezslava) Kapralova (1915-1940), compositrice et chef d'orchestre (dont la musique a été jouée avec celle de Martinu, Stravinski, Schönberg, Hindemith), le compositeur tchèque Bohuslav Martinu (1890-1959) et Jiri Mucha (1915-1991, le fils du peintre Alphonse Mucha). La courte vie de Vita Kapralova rappelle la trajectoire d'un météorite, les météorites que les astronomes nomment « les planètes qui n'ont jamais existé ».

Le genre du film : C'est une sorte d'épopée des Européens à l'orée de la guerre. Ce n'est pas une fresque des années 1936-1940, mais ce n'est pas non plus un film intimiste dont l'histoire se passe dans deux ou trois décors. L'histoire en dépit des faits tragiques qu'elle contient, devrait être plutôt une comédie mélancolique sur les destinées humaines aux prises avec l'Histoire.

Le travail sur le son devrait être important. Kapralova et Martinu sont compositeurs, leur perception des sons est particulière.

Des images d'archives font partie de plusieurs séquences, mais souvent le scénario montre les événements en mettant en scènes quelques « incidents » ou quelques faits qui peuvent être plus percutants pour exprimer « en raccourci » l'atmosphère de cette époque-là : incertitude, attente, peur, insouciance, brutalité.

Le scénario devait être tourné par le réalisateur tchèque Jaromil Jires (qui a réalisé entre autres films LA PLAISANTERIE de Kundera, LABYRINTH avec Maximilian Schell et les documentaires sur SYDNEY LUMET et sur l'acteur ABRAHAM MURAY). Le chef opérateur du film aurait été Miroslav Ondricek (le chef opérateur de presque tous les films de Milos Forman, de Lindsay Anderson, de Mike Nichols, de George Roy Hill). Dominique Janne de Belgique (qui a coproduit entre autres films FARINELLI,) et Edgar Reitz d'Allemagne (qui a réalisé et coproduit entre autres HEIMAT et ZWEITE HEIMAT) ont souhaité participer au projet en tant que coproducteurs minoritaires. Après le décès tragique de Jaromil Jires, la scénariste Natalia Borodin a pu retravailler entièrement le scénario grâce à la bourse BEAUMARCHAIS (Commission : Cinéma long métrage). Le scénario (écrit en français) a été aussi soutenu par BEAUMARCHAIS pour une traduction anglaise.

John Mucha (le fils de Jiri Mucha et le petit fils d'Alphonse Mucha), sa femme Sarah (qui dirigent la FONDATION ALPHONSE MUCHA) et la veuve de Jiri Mucha, compositrice Geraldine Thomsen-Mucha, ont lu le scénario et souhaitent vivement que le film puisse être réalisé.





Photo : Karel Steiner
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